Les chats : anti-stress !


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Source :

 HumourBD

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Pourquoi les chats vont-ils conquérir le monde ?

Pourquoi les chats vont-ils conquérir le monde ? de Ludivine IROLLA (Auteur)

Présentation de l’éditeur
Suite à une étude très poussée sur le comportement félin (analyses biologiques, reportages exclusifs, enquête à nos risques et périls), voici le résultat de nos expériences. Complotant en secret, tous les chats de la terre se rassemblent pour conspirer contre l’humanité, pour éradiquer tous les êtres humains, pour nous réduire en esclavage, bref, pour nous anéantir ! Grâce à nos témoignages, à nos tests, à nos quiz, vous saurez si vous êtes ou non l’esclave de votre chat. Mais pas de panique ! Nous avons aussi les solutions pour que le cauchemar prenne fin.

J’habite chez mon chat

chat_boudeurIl me sous-loue un morceau d’oreiller, mais tout le reste lui appartient : le lit, les plantes vertes, la poubelle, le frigo, la gamelle du chien, l’ordinateur, l’imprimante et (évidemment) la souris.

En fait, mon chat, c’est une chatte. Mais chaque fois que je dis « ma chatte » devant un monsieur (même pas spécialement débile) je récolte une plaisanterie raffinée. Donc, je préfère dire : « J’ai un chat, c’est une femelle).

Cet animal est un grand prédateur. Entre deux barquettes au lapin, il attrape la première proie qui passe -sa boulette en papier cellophane- et la trimbale fièrement sous le nez du chien, histoire de lui montrer qui est le chef. Le chien s’en fout : il a seize ans, il en a vu d’autres, des chefs.

Quand le chien est d’humeur interactive, la chatte lui jette un œil morne -jamais vu ce type, ni d’Eve, ni d’Adam- et se range les pattes sous le menton dans la position millénaire du chat dite « rien à cirer » qui impressionnait déjà beaucoup les Egyptiens. Le chien, bluffé mais pas découragé, repart à nouveau le nez au vent et lui apporte la boulette. Là, elle lève la patte arrière gauche et entreprend de se lécher le trou de balle : le débat est clos.

Hier, je l’ai contrariée. J’ai tendu un bout de banane au chien et elle a voulu le lui piquer. Elle ne se méfiait pas : tout ce qu’elle avait goûté jusque là lui plaisait, y compris les sushis et la crème antirides à dix milliards le pot. Mais la banane, ça n’allait pas. Elle a pris l’air froissé que prend généralement une baronne quand vous pétez à table, et a disparu pendant trois heures.
Le sens de l’humour lui fait cruellement défaut, mais quand elle a passé la nuit à sauter partout et à me retomber dessus, elle ne m’en garde pas rancune. Elle vient s’aplatir sur ce qui me sert habituellement de visage et ronronne comme une bourrique tout en vérifiant, dans mon cou, la bonne rétractabilité de ses griffes. Je souffre, j’asphyxie un peu mais je me tais : je sais qu’un félin peut changer de maison s’il est mécontent du service. Et je ne voudrais surtout pas qu’elle s’en aille.

NdlR : Toute ressemblance…

Auteur inconnu